Pieds enflés, jambes lourdes et sensation d’avoir pris du poids du jour au lendemain – les rétentions d’eau font partie du quotidien de nombreuses femmes enceintes. Surtout au cours du deuxième et du troisième trimestre, les futures mamans se plaignent de ce phénomène typique. En même temps, la question de ce qu’il est permis de faire durant cette phase particulière de la vie est souvent source d’incertitude. La médecine conventionnelle recommande la prudence, ce qui est justifié. Mais la médecine traditionnelle – en particulier le savoir transmis par Hildegard von Bingen – a développé au fil des siècles des réponses qui retrouvent aujourd’hui leur importance. Cet article explique pourquoi les rétentions d’eau surviennent pendant la grossesse, ce que les plantes traditionnellement utilisées peuvent apporter, et quelles limites doivent absolument être respectées. Produits pour la santé des femmes
Pourquoi les rétentions d’eau surviennent pendant la grossesse
Le corps de la femme enceinte est une merveille d’adaptation. Pour nourrir au mieux l’enfant qui grandit, le volume sanguin augmente jusqu’à 50 %. S’y ajoutent des changements hormonaux, notamment une augmentation de la progestérone, qui assouplit les parois des vaisseaux sanguins et influence la répartition des liquides dans les tissus. Le résultat : le liquide s’échappe plus facilement des vaisseaux sanguins vers les tissus environnants et s’y accumule. Ce processus est physiologique dans une certaine mesure et fait partie de la préparation naturelle du corps à l’accouchement et à l’allaitement.
Les chevilles, les mollets, les mains et parfois le visage sont particulièrement touchés. Les gonflements sont souvent moins importants le matin et augmentent au cours de la journée – un signe classique d’œdèmes dépendants de la position, favorisés par la gravité. Les températures chaudes, le fait de rester debout ou assise longtemps ainsi qu’une alimentation riche en sel peuvent aggraver ces symptômes. Pour la plupart des femmes, ces désagréments sont gênants mais sans danger. Cependant, il faut toujours consulter un médecin en cas de gonflements soudains et importants – surtout au visage et aux mains – accompagnés de maux de tête ou d’hypertension, car cela peut indiquer une prééclampsie.
Les rétentions d’eau légères à modérées pendant la grossesse sont un phénomène normal qui concerne environ 80 % des femmes enceintes – dans la plupart des cas, elles ne sont pas le signe d’une maladie, mais l’expression d’une profonde adaptation corporelle.
La médecine traditionnelle ne considérait pas cet état isolément, mais toujours dans le contexte du bien-être global de la future mère. La phytothérapie douce, les ajustements alimentaires et le rythme de vie jouaient un rôle central – une perspective qui reste pertinente aujourd’hui. Produits Hildegard von Bingen
Ce que la médecine traditionnelle – et Hildegard von Bingen – ont transmis
Hildegard von Bingen (1098–1179) est considérée comme l’une des plus grandes guérisseuses naturelles du Moyen Âge. Dans ses ouvrages « Physica » et « Causae et Curae », elle décrivait en détail les propriétés des plantes, des pierres et des aliments ainsi que leurs effets sur le corps humain. Sa vision du monde était holistique : l’homme faisait partie de la nature, et la santé résultait de l’équilibre de la Viriditas – la force vitale verte qui imprègne tout être vivant. Pour les femmes enceintes, Hildegard préconisait un mode de vie particulièrement attentif, basé sur le repos, une alimentation légère et des herbes sélectionnées.
« Hildegard von Bingen écrivait dans sa ‘Physica’ à propos du fenouil : ‘Quelle que soit la manière dont on le consomme, il rend l’homme joyeux et lui apporte une chaleur agréable.’ L’estime pour cette plante traversait toute la médecine monastique du Moyen Âge. » – Extrait : Hildegard von Bingen, Physica (XIIe siècle), transmis dans les écrits de l’abbaye bénédictine.
Dans la médecine monastique, fortement influencée par l’héritage d’Hildegard, l’état de la femme enceinte avec rétention d’eau était accompagné par des herbes douces et réchauffantes. Les plantes rafraîchissantes, fortement diurétiques ou amères-agressives étaient considérées comme inappropriées. On privilégiait plutôt des herbes traditionnellement réputées compatibles et équilibrantes. L’ortie, le fenouil et la racine de persil – en quantités modérées – figurent dans les traditions historiques comme des accompagnants typiques pour les femmes dans la seconde moitié de la grossesse. La médecine monastique soulignait toujours le principe de douceur : rien ne devait être forcé, tout devait être soutenu avec précaution.
Ce qui distingue particulièrement Hildegard et la tradition herboriste qui lui succéda, c’est le principe de la constitution individuelle. Toutes les plantes ne conviennent pas à toutes les femmes. Hildegard distinguait les tempéraments colérique, flegmatique et mélancolique – et recommandait des approches herboristes différentes en conséquence. Cette pensée constitutionnelle est aujourd’hui très vivante en naturopathie et se retrouve dans les concepts thérapeutiques holistiques modernes. BitterKraft Original
Les plantes traditionnelles à l’honneur : ce qui est historiquement reconnu comme accompagnant
Toutes les plantes connues pour leurs effets diurétiques naturels ne conviennent pas pendant la grossesse. Certaines plantes traditionnellement très appréciées – comme le livèche, les baies de genièvre ou les extraits fortement concentrés de persil – sont évitées pendant la grossesse pour de bonnes raisons, car elles ont été historiquement associées à des propriétés déclenchant les contractions ou stimulant l’utérus. Il est donc d’autant plus important de bien vérifier quelles plantes la tradition a classées comme compatibles.
Que se cache-t-il derrière les plantes traditionnelles ?
La médecine monastique distinguait les herbes « diurétiques » (fortes, rapides, pas toujours compatibles) des herbes « accompagnantes » (douces, équilibrantes, à long terme). Pour les femmes enceintes, on recommandait presque exclusivement ces dernières. La chaleur, la douceur et l’absence de substances agressives étaient des critères de choix essentiels. Hildegard elle-même soulignait à plusieurs reprises dans ses écrits qu’il fallait faire preuve de retenue avec les remèdes puissants pendant la grossesse.
Ces plantes sont traditionnellement reconnues comme accompagnantes pour les femmes enceintes :
- Ortie (Urtica dioica) : Appréciée depuis des siècles dans la médecine populaire européenne, l’ortie est traditionnellement décrite comme une plante riche en minéraux. En médecine monastique, elle était considérée comme équilibrante et utilisée en tisane ou dans les plats – en quantités normales dans le cadre de l’alimentation quotidienne.
- Fenouil (Foeniculum vulgare) : Mentionné positivement par Hildegard von Bingen, le fenouil est considéré en médecine traditionnelle comme une plante réchauffante et douce. En tisane, consommé en quantités habituelles, il fait partie depuis longtemps de l’accompagnement de la grossesse en Europe.
- Feuilles de bouleau (Betula pendula) : Utilisées traditionnellement depuis des générations dans la médecine populaire nord-européenne, les feuilles de bouleau sont considérées comme une plante douce d’accompagnement. La tisane de feuilles de bouleau est historiquement connue dans de nombreuses cultures comme boisson quotidienne.
- Pissenlit (Taraxacum officinale) : Connu en phytothérapie européenne depuis le Moyen Âge, le pissenlit – feuilles comme racine – était traditionnellement apprécié comme ingrédient de la cuisine printanière et herboriste. En salade ou en tisane douce, il a une longue histoire en médecine populaire.
- Prêle (Equisetum arvense) : Connue en médecine monastique comme plante riche en minéraux, la prêle était traditionnellement appréciée pour ses propriétés équilibrantes. Son usage pendant la grossesse doit toutefois toujours se faire en accord avec un professionnel compétent.
Principe fondamental de la médecine traditionnelle : pendant la grossesse, s’applique le principe « aussi peu que nécessaire, aussi doux que possible » – aucune plante ne doit être utilisée sans consultation préalable d’une sage-femme formée en naturopathie ou d’un praticien expérimenté.
Un aspect important souligné par la médecine traditionnelle : la manière de préparer fait toute la différence. Une tisane douce de feuilles de bouleau n’est pas du tout comparable à un extrait fortement concentré. La médecine populaire connaissait les tisanes, bouillies, bains et compresses – chaque forme d’administration avait son intensité et son domaine d’application. Aujourd’hui, quiconque envisage d’utiliser des plantes traditionnelles pendant la grossesse doit toujours le faire en étroite concertation avec une sage-femme ou un médecin. Produits pour la santé des femmes
Alimentation, rythme de vie et mesures douces au quotidien
La médecine traditionnelle n’était jamais seulement une science des plantes – c’était aussi un art de vivre. Hildegard von Bingen accordait dans ses écrits autant d’attention à l’alimentation qu’aux plantes médicinales. Pour les femmes enceintes, elle recommandait une alimentation légère et riche en nutriments, avec beaucoup de légumes frais, des céréales complètes et une hydratation suffisante. Cela peut sembler contradictoire – boire plus en cas de rétention d’eau ? Pourtant, une bonne hydratation peut aider le corps à équilibrer son propre métabolisme. Hildegard recommandait surtout des boissons chaudes et des légumes cuits à la vapeur, car elle considérait les « aliments froids » comme des éléments aggravants.
Du point de vue actuel, d’autres mesures douces au quotidien complètent utilement ce tableau : surélever les jambes, pratiquer une activité régulière comme la marche ou la natation, les douches alternées selon la tradition de Kneipp (si médicalement sans danger) et réduire consciemment les repas très salés. La médecine monastique connaissait bien le sujet du sel – Hildegard recommandait une consommation modérée et soulignait que l’excès de sel « dessèche et en même temps fait gonfler » le corps, un paradoxe que la nutrition moderne décrit de façon similaire. Le lien entre apport en sodium et équilibre hydrique était donc déjà intuitivement connu au Moyen Âge.
« Les concepts traditionnels comme la médecine monastique selon Hildegard von Bingen soulignent depuis des siècles l’importance d’un rythme de vie équilibré avec suffisamment de repos, d’exercice et une alimentation simple – des principes qui sont aussi pris en compte dans les concepts modernes de santé holistique pour les femmes enceintes. » – Résumé issu de l’histoire de la naturopathie, Haug Verlag, Munich.
Il convient de souligner particulièrement l’importance du rythme de vie – un concept qui se perd facilement dans l’agitation moderne. Hildegard parlait des vertus de la « discretio » : la juste mesure en toute chose. Trop de repos paralyse, trop d’activité épuise. Pour les femmes enceintes, cela signifiait concrètement : activité modérée, sommeil suffisant, phases de récupération conscientes et éviter le stress extrême. Le corps a besoin, selon la médecine monastique, d’espace pour retrouver son ordre propre. Produits pour le sommeil et la détente Cette conviction est aujourd’hui, à une époque où la recherche sur les effets du sommeil et de la régulation du stress sur l’équilibre hydrique progresse, étonnamment actuelle.
Limites de la naturopathie : quand une consultation médicale est indispensable
Aussi précieux que soit le savoir traditionnel sur les plantes, il a des limites claires qui doivent être prises très au sérieux pendant la grossesse. Les rétentions d’eau ne sont pas toujours bénignes. Si les gonflements augmentent soudainement, apparaissent d’un seul côté (ce qui peut indiquer une thrombose), s’accompagnent de maux de tête, troubles visuels, douleurs dans la partie supérieure de l’abdomen ou hypertension, ce sont des signaux d’alerte nécessitant une consultation médicale immédiate. La prééclampsie – autrefois appelée toxémie gravidique – est une maladie grave qui ne peut et ne doit pas être traitée par des remèdes maison.
Aucune plante au monde, aussi bénéfique soit-elle traditionnellement, ne remplace pendant la grossesse le suivi par une sage-femme ou un gynécologue. La naturopathie est une complémentarité – pas un substitut à l’accompagnement médical.
La médecine traditionnelle elle-même était bien consciente de cette limite. Hildegard von Bingen et ses contemporains dans les monastères n’étaient pas des concurrents des médecins de l’époque – ils complétaient leur travail. La médecine monastique se voulait un soin du quotidien, pour les troubles chroniques et la prévention. En cas d’états aigus et graves pendant la grossesse, on renvoyait toujours à la sage-femme expérimentée ou au médecin. Cette modestie est une marque de qualité de la bonne naturopathie – hier comme aujourd’hui.
Quiconque s’intéresse à un accompagnement à base de plantes pendant la grossesse fera bien de consulter une sage-femme formée en naturopathie ou une praticienne expérimentée. Surtout pour les tisanes, il faut garder à l’esprit que tout ce qui est naturel n’est pas automatiquement sans danger pendant la grossesse. Certaines plantes très appréciées hors grossesse – comme la sauge, le romarin en grande quantité, l’achillée millefeuille ou le gingembre sous forme d’extrait – ne sont pas recommandées aux femmes enceintes, notamment au premier trimestre. Le conseil d’un professionnel n’est pas un signe d’incertitude, mais de responsabilité envers soi-même et l’enfant à naître. Produits pour la santé des femmes
Plantes amères, foie et regard holistique pendant la grossesse
Un aspect souvent négligé dans la discussion sur les rétentions d’eau est l’importance d’un métabolisme bien fonctionnel pour l’équilibre hydrique global. En médecine traditionnelle – et particulièrement chez Hildegard von Bingen – le foie jouait un rôle central en tant que « foyer du corps ». Il était considéré comme le siège de la vitalité et comme organe clé pour la qualité du sang et des fluides corporels. Si ce « foyer » n’est pas suffisamment nourri, selon la conviction, la lenteur et la stagnation peuvent s’installer dans le corps – ce que nous décririons aujourd’hui comme un métabolisme moins efficace.
Les plantes amères en médecine monastique :
Hildegard von Bingen appréciait les plantes amères comme l’armoise, la gentiane et le galanga comme piliers de sa cuisine médicinale. En médecine monastique, les amers étaient considérés comme vivifiants pour l’ensemble de l’organisme – non pas au sens pharmacologique, mais comme stimulateurs de la force vitale. Pour les femmes enceintes, les plantes très amères étaient toutefois jugées trop intenses ; on privilégiait plutôt des amers plus doux comme le pissenlit ou les feuilles d’artichaut, reconnus depuis des siècles comme mieux tolérés.
L’idée de soutenir le corps dans son ordre naturel – par l’alimentation, le mouvement, le sommeil, les plantes douces et les rituels – est au cœur de la médecine d’Hildegard. Les plantes amères y occupent une place particulière, car elles étaient considérées comme des stimulants de la vitalité de l’organisme. Pour les femmes enceintes, cela signifie : choisir non pas les remèdes les plus forts, mais les accompagnants les plus doux, adaptés à l’état individuel. BitterKraft Original Produits pour le foie de Bitterkraft
Pour celles qui sont curieuses du potentiel de la phytothérapie traditionnelle pour accompagner les troubles de la grossesse, il est recommandé de se faire accompagner par une personne compétente et d’utiliser le riche héritage de la médecine monastique comme source d’inspiration – non comme un livre de recettes à appliquer aveuglément, mais comme une tradition de sagesse vivante qui considère l’être humain dans sa globalité. Car c’était précisément la conviction la plus profonde d’Hildegard : l’homme n’est pas un problème à résoudre, mais un être à accompagner, nourrir et renforcer dans sa force. Produits Hildegard von Bingen




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