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Le calendrier de jeûne de Hildegarde de Bingen : quand et comment jeûner

Hildegard von Bingens Fastenkalender: Wann und wie gefastet werden sollte – KI-generiertes Bild (KI)

Hildegard von Bingen – abbesse, mystique et l'une des guérisseuses les plus importantes du Moyen Âge – nous a laissé un savoir qui fascine et inspire encore aujourd'hui. Sa conception du jeûne allait bien au-delà d'une simple privation alimentaire : c'était un concept rythmique et holistique, basé sur les saisons, le calendrier liturgique et l'équilibre naturel du corps humain. Ceux qui s'intéressent aujourd'hui à la naturopathie et aux savoirs traditionnels découvrent inévitablement ses écrits – et y trouvent un calendrier de jeûne étonnamment moderne.

Ce que Hildegard von Bingen entendait par jeûne

Pour Hildegard von Bingen, le jeûne n'était ni une fin en soi ni une punition pour le corps. Dans son œuvre principale « Physica » ainsi que dans « Causae et Curae », elle décrivait le jeûne comme une forme d'ordre intérieur – une orientation consciente vers la modération et la clarté. Elle considérait l'être humain comme une unité corps, esprit et âme, et le jeûne devait toucher ces trois niveaux. Celui qui jeûnait ne devait pas en sortir épuisé, mais renouvelé.

Il est particulièrement remarquable que Hildegard ait différencié plusieurs formes de jeûne. Elle distinguait le jeûne obligatoire de l'Église – par exemple pendant le Carême avant Pâques ou les jours de Quatember – du jeûne volontaire et modéré qu'elle recommandait comme purification personnelle. Elle soulignait toujours : les malades, les personnes affaiblies ou très jeunes ne devraient pas jeûner ou du moins procéder avec beaucoup de prudence. Pour elle, le jeûne était un moyen de renforcement, non d'affaiblissement.

Dans la tradition monastique dont Hildegard était issue, le jeûne était profondément ancré dans la vie quotidienne. Les règles bénédictines déterminaient avec précision les jours de jeûne et les heures des repas. Hildegard reprit ce cadre, mais l'enrichit de ses connaissances approfondies sur les herbes, les épices et les aliments. Ainsi naquirent des recommandations de jeûne qui avaient non seulement une dimension spirituelle, mais aussi très pratique et naturopathique – et qui sont encore aujourd'hui un modèle dans la médecine Hildegard von Bingen.

« Celui qui jeûne doit le faire avec raison, car une personne faible qui s'épuise par un jeûne trop strict nuit davantage à son âme qu'elle ne lui profite. » – Hildegard von Bingen, Causae et Curae (traduction libre)

Le calendrier de jeûne de Hildegard : les principales périodes de jeûne dans l'année

Hildegard von Bingen alignait son calendrier de jeûne sur l'année liturgique de l'Église médiévale. Elle identifia quatre périodes de jeûne particulières, coïncidant avec les jours de Quatember : une semaine de jeûne au printemps, en été, en automne et en hiver. Cette division en quatre parties correspondait selon elle au cycle naturel des saisons et à l'équilibre des quatre humeurs dans le corps – un concept qu'elle reprenait de la pathologie humorale antique et qu'elle développa de manière autonome.

Hildegard recommandait quatre périodes de jeûne par an – chacune adaptée aux saisons et au calendrier ecclésiastique. Cette structuration est l'un des plus anciens concepts documentés de jeûne saisonnier en médecine européenne.

Le jeûne de printemps tombait traditionnellement pendant le Carême avant Pâques et était considéré par Hildegard comme particulièrement important. L'hiver avait fatigué le corps, les aliments lourds et la chaleur avaient laissé leur empreinte – le jeûne de printemps devait rétablir cet équilibre. Le jeûne d'été, généralement moins strict, avait lieu autour de la fête des apôtres Pierre et Paul. Le jeûne d'automne se situait autour des jours de l'Exaltation de la Croix en septembre, et le jeûne d'hiver se déroulait pendant l'Avent.

En plus de ces quatre périodes principales, Hildegard mentionnait aussi les jours de jeûne hebdomadaires – le mercredi et le vendredi étaient traditionnellement des jours de jeûne dans la pratique monastique. Elle recommandait de ne pas observer ces jours par une privation totale de nourriture, mais par une restriction consciente : moins de viande, moins d'excès, plus de silence et des plats simples et nourrissants à base d'herbes. Les produits de jeûne selon Hildegard formaient ainsi un rythme vivant et annuel – pas un événement isolé.

Les quatre périodes de jeûne selon Hildegard en résumé :

🌱 Jeûne de printemps : du mercredi des Cendres à Pâques – la période de jeûne la plus connue et la plus intense, traditionnellement 40 jours.

☀️ Jeûne d'été : autour du 29 juin (Pierre et Paul) – un jeûne plus léger et purificateur à la mi-année.

🍂 Jeûne d'automne : autour du 14 septembre (Exaltation de la Croix) – préparation à la saison sombre.

❄️ Jeûne d'hiver : période de l'Avent – un jeûne contemplatif pour l'intériorisation avant Noël.

Les herbes et aliments de Hildegard pendant le jeûne : ce qui était permis et ce qui ne l'était pas

Hildegard von Bingen était une passionnée de phytothérapie. Ses écrits contiennent des descriptions détaillées de plus de 230 plantes et de leurs usages traditionnels. Pendant le jeûne, la connaissance des herbes jouait un rôle particulier : certaines plantes étaient considérées comme particulièrement adaptées pour renforcer le corps jeûnant et rendre la période d'abstinence plus agréable et supportable. Ses recommandations étaient toujours fondées sur une connaissance approfondie des propriétés végétales.

L'épeautre était la céréale que Hildegard privilégiait par-dessus toutes les autres – surtout pendant le jeûne. Les soupes d'épeautre, les crackers d'épeautre (connus dans la tradition Hildegard sous le nom de « galettes d'épeautre ») et les plats légers à base de bouillie d'épeautre formaient la base du régime de jeûne. S'y ajoutaient des herbes fraîches : le fenouil, que Hildegard décrivait comme particulièrement réchauffant et bienfaisant, ainsi que le bertram (Anacyclus pyrethrum), une plante épicée très répandue au Moyen Âge et l'une des plantes favorites de Hildegard. Les herbes riches en principes amers de BitterKraft Original étaient également utilisées sous forme d'infusions et de décoctions simples.

Interdits ou du moins strictement limités pendant le jeûne selon la tradition Hildegard : la viande (en particulier la viande rouge lourde), les graisses en grande quantité, les crudités (Hildegard était généralement sceptique envers les légumes crus), ainsi que ce qu'elle appelait les « mauvais aliments » – parmi lesquels les fraises, les pêches et certains poissons. Ces restrictions peuvent sembler inhabituelles aujourd'hui, mais elles s'expliquaient par la théorie médiévale des humeurs et l'observation personnelle de Hildegard.

Ces herbes Hildegard étaient traditionnellement appréciées pendant le jeûne :

    • Fenouil (Foeniculum vulgare) : Hildegard considérait le fenouil comme l'une de ses plantes les plus importantes. Il est utilisé depuis des siècles comme herbe culinaire et médicinale bienfaisante, et était très apprécié dans la cuisine monastique lors des repas de jeûne.
    • Bertram (Anacyclus pyrethrum) : Cette plante épicée très répandue au Moyen Âge était considérée par Hildegard comme particulièrement précieuse. Historiquement, le bertram était utilisé comme épice réchauffante dans les soupes et bouillies de jeûne.
    • Lavande (Lavandula angustifolia) : En médecine monastique, la lavande était traditionnellement utilisée non seulement en application externe, mais aussi en infusion douce pendant les périodes de jeûne – pour la paix intérieure et la méditation.
    • Absinthe (Artemisia absinthium) : L'absinthe est l'une des herbes amères les plus connues de la médecine naturelle européenne BitterKraft Original et était historiquement appréciée dans la médecine monastique comme partie intégrante des cures de jeûne.
    • Leonurus (Leonurus cardiaca) : Dans les écrits de Hildegard et la médecine monastique médiévale, le leonurus était connu comme une herbe médicinale traditionnelle utilisée en infusion pendant les périodes calmes de jeûne.
    • Racine de galgant (Alpinia officinarum) : Le galgant était l'une des plantes favorites de Hildegard. En tant que racine épicée, il était historiquement utilisé pour assaisonner les bouillons et soupes de jeûne et est étroitement lié à la tradition Hildegard.

Une mention particulière est dédiée à la racine de galgant : dans la cuisine Hildegard, le galgant faisait partie des bases d'assaisonnement indispensables. Hildegard l'aurait qualifié d'« épice du cœur » – une expression qui souligne à la fois sa signification culinaire et symbolique dans la tradition monastique. Ceux qui aujourd'hui testent la cuisine des produits Hildegard von Bingen rencontrent souvent cette épice peu commune.

Le jeûne Hildegard aujourd'hui : comment vivre la tradition de manière moderne

Le savoir de Hildegard von Bingen connaît une renaissance depuis les années 1970 – notamment grâce au médecin allemand Gottfried Hertzka, qui a rendu les écrits de Hildegard accessibles à un large public. Depuis, une communauté vivante de pratiquants s'est développée, qui intègre le jeûne Hildegard comme un élément fixe de leur rythme annuel. La bonne nouvelle : les principes fondamentaux peuvent être intégrés dans la vie moderne sans connaissances spécialisées approfondies.

Le jeûne Hildegard n'est pas un règlement rigide, mais un rythme vivant – qui peut être interprété de manière moderne en commençant par des moyens simples : un jour de jeûne par semaine, une semaine de soupe d'épeautre en automne ou un rituel conscient de tisane le matin.

Une première approche pourrait être le jour de jeûne du vendredi – un concept profondément enraciné dans la tradition Hildegard. Ce jour-là, les repas lourds sont remplacés par des plats légers à base d'épeautre, des bouillons de légumes et des tisanes. Ceux qui maintiennent ce rythme plusieurs semaines rapportent souvent une conscience accrue de leur alimentation et de leur ressenti corporel. Le jeûne annuel en quatre temps peut aussi être adapté : un week-end en mars, en juin, en septembre et en décembre pour manger consciemment plus léger, sans renoncer à la complétude, correspond à l'esprit de la tradition Hildegard.

L'attitude est importante : le jeûne Hildegard n'est pas un programme diététique. Il ne s'agit pas de compter les calories ou de perdre du poids rapidement. Il s'agit de conscience, de rythme et de connexion avec le cycle naturel de l'année. Cela inclut aussi de petits rituels : le matin une tisane d'herbes BitterKraft Original, à midi une soupe chaude d'épeautre avec galgant et fenouil, le soir une heure de silence sans écran. Le jeûne selon Hildegard est ainsi aussi une invitation à ralentir – ce qui est peut-être plus important que jamais à notre époque.

Gottfried Hertzka et Wighard Strehlow, les médiateurs modernes les plus connus de la médecine Hildegard, décrivent le jeûne Hildegard dans leurs ouvrages comme un « jeûne biologique » – une forme de rééquilibrage alimentaire qui nourrit traditionnellement le corps au lieu de le fatiguer. Leurs recueils de recettes et programmes de jeûne s'inspirent étroitement des écrits originaux de Hildegard et restent populaires comme introductions à la cuisine Hildegard.

Rituels accompagnants et applications d'herbes pour la période de jeûne

Pour Hildegard von Bingen, le jeûne n'était jamais qu'une affaire d'estomac. Elle le décrivait comme un état de la personne entière – corps, âme et esprit devaient entrer ensemble dans une sorte de silence. C'est pourquoi ses recommandations de jeûne incluaient aussi des pratiques que nous qualifierions aujourd'hui de rituels accompagnants : prière et méditation, silence conscient, promenades dans la nature et écriture – Hildegard elle-même était une écrivaine prolifique et considérait la consignation de pensées et visions comme une pratique spirituelle.

Les applications d'herbes jouaient un rôle complémentaire important. Hildegard recommandait par exemple les bains d'herbes comme mesure d'accompagnement pendant le jeûne – les bains chauds à la lavande ou à la mélisse étaient considérés comme bénéfiques pour l'esprit. Des sachets d'herbes placés sous l'oreiller étaient également mentionnés. Ces applications externes complétaient le jeûne intérieur et créaient une atmosphère de soin et d'attention. Ceux qui aujourd'hui considèrent les produits pour le sommeil et la détente et la régénération comme partie intégrante de leur période de jeûne suivent pleinement l'esprit de Hildegard.

Hildegard considérait le sommeil et le repos comme une partie indissociable du jeûne – celui qui jeûne doit aussi dormir plus, travailler moins et chercher consciemment le silence. Cette vision holistique distingue fondamentalement le jeûne Hildegard des concepts diététiques modernes.

Pour les femmes, le jeûne Hildegard a une dimension particulière : Hildegard elle-même était une femme dans un monde dominé par les hommes et écrivait avec une sensibilité remarquable sur la santé féminine et les rythmes corporels. Elle recommandait aux femmes d'adapter les périodes de jeûne à leur cycle individuel et de préférer un jeûne doux en phases faibles plutôt que des règles strictes. Cette approche se retrouve dans les concepts modernes de produits pour la santé des femmes qui mettent aussi l'accent sur les rythmes alimentaires cycliques.

Herbes et remèdes naturels accompagnants pour la période de jeûne Hildegard :

    • Mélisse (Melissa officinalis) : Cultivée historiquement dans les jardins monastiques et traditionnellement utilisée en tisane apaisante pendant les périodes de jeûne. Dans la tradition Hildegard, la mélisse est associée à la paix intérieure et à la méditation.
    • Achillée millefeuille (Achillea millefolium) : Connue depuis des siècles dans la médecine monastique européenne. En tisane pendant le jeûne, l'achillée était traditionnellement une plante d'accompagnement fréquente dans la pratique Hildegard.
    • Verveine officinale (Verbena officinalis) : Mentionnée à plusieurs reprises dans les herbiers médiévaux. Utilisée historiquement en tisane et dans les bains d'herbes pendant les périodes de jeûne.
    • Galgant (Alpinia officinarum) : L'épice universelle de Hildegard – en assaisonnement dans les bouillons et soupes de jeûne, le galgant fait partie intégrante de la cuisine Hildegard comme peu d'autres ingrédients. Aujourd'hui disponible en poudre dans le commerce spécialisé.
    • Persil (Petroselinum crispum) : Hildegard appréciait le persil comme herbe culinaire et médicinale. Dans la cuisine de jeûne, il était traditionnellement utilisé pour assaisonner soupes et bouillons.

Pour vivre le jeûne Hildegard comme une pratique holistique, il est conseillé de commencer par se familiariser avec les sources originales – ou avec les adaptations modernes proposées par des praticiens expérimentés. L'association de conscience alimentaire, savoir sur les herbes, silence et rythme forme un concept dont la profondeur et la finesse impressionnent encore aujourd'hui. Sur produits Hildegard von Bingen, on trouve plus d'informations sur les produits et le savoir liés à la tradition Hildegard.

En conclusion, on peut dire que Hildegard von Bingen ne nous a pas laissé un programme de jeûne rigide, mais une attitude. Une attitude de pleine conscience envers son propre corps, le rythme annuel et la nature en tant que guérisseuse. Son calendrier de jeûne est moins un règlement qu'une invitation – l'invitation à s'arrêter, à écouter et à faire un peu plus confiance au rythme naturel de la vie. À une époque où l'agitation et l'abondance sont omniprésentes, cette invitation est peut-être plus précieuse que jamais.

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